Noé – Darren Aronofsky

 noe

Note: 08/10

J’attendais ce film depuis près de 2 ans! J’adore Russell Crowe et le réalisateur Darren Aronofsky dont Requiem for a dream et Black Swan sont selon moi des chefs-d’oeuvres. J’ai malheureusement dû le voir en VF et avoir droit à des répliques telles que « Mère où est Père? » et à des dialogues parfois en décalages avec les lèvres des acteurs… Je ne vais pas trop m’attarder sur le scénario inspiré la Bible, qu’il suit dans ses grandes lignes. On ne peut qu’être gêné par les sous-entendus incestueux déjà présents dans le récit biblique mais ce n’est pas vraiment l’objectif de cette chronique.

Le film est audacieux comme on peut s’y attendre avec le réalisateur. Le visuel est inventif: il utilise les effets spéciaux à bon escient. J’ai particulièrement apprécié les « Veilleurs » créatures divines littéralement « embourbées » sur terre. Ils sont très nuancés moralement dans un film où tout semble excessif. En effet, les questionnement et les choix sont on ne peut plus profonds. Il est question de sauver une partie de l’humanité et les animaux mais dans quel objectif finalement? Les questionnements philosophiques torturent Noé et détruisent progressivement ses relations avec sa famille. Les questions posées sont finalement relativement classiques comme dans d’autres films de Darren Aronofsky (comment être sûr d’avoir raison? à qui peut-on faire confiance? Les thèmes de la solitude, de la méfiance, de l’isolement, de l’obstination malsaine sont également cohérents avec le reste de sa filmographie.

Les acteurs sont excellents avec un petit bémol pour Douglas Booth interprète du fils aîné Sem qui semble un peu trop lisse. On peut aussi voir dans ce film une métaphore du cinéma qui a été très peu relevé par les critiques. Le moment où Noé raconte la Genèse à sa famille est par exemple selon moi, une manière de s’émerveiller devant les pouvoirs des techniques cinématographiques. De plus, la dégradation de la relation entre Noé et sa famille peut être considérée comme une métaphore des tournages difficiles.

Ce film est donc un bel exercice de style sur un thème très classique mais encore polémique à en croire la réaction de certains spectateurs. Il alterne des scènes d’actions, des drames psychologiques mais aussi quelques beaux moments d’harmonie familiale sans que cela paraisse trop hétéroclite. Le film ne subjugue pas autant que Black Swan mais Darren Aronosky réussit tout de même son pari!

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8 réflexions sur “Noé – Darren Aronofsky

  1. Vraiment ? 8/10 ? Il ne m’avait pas l’air si réussit en visionnant la bande annonce; peut-être que j’irais le voir alors !

  2. Je n’ai pas vu Black Swan, mais Noé m’a fait vraiment forte impression, je l’ai vu au cinéma, et sur grands écrans, les sentiments sont décuplés. La fameuse scène de la genèse est très vraiment magnifique, je trouve d’ailleurs que le film est vraiment très beau, propre, les images sont très bien traités et les musiques là où il faut pour réhausser un peu l’émotion.

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