Palo Alto – Gia Coppola

Palo-Alto

 

Synopsis (Allociné): Piégés dans le confort de leur banlieue chic, Teddy, April, Fred et Emily, adolescents livrés à eux-mêmes, cherchent leur place dans le monde. Ils ont soif de sensations fortes et testent leurs limites. L’alcool, les drogues et le sexe trompent leur ennui. Ils errent sans but dans les rues ombragées de Palo Alto incapables de voir clair dans le tourbillon confus de leurs émotions. Sauront-ils éviter les dangers du monde réel?

Note: 5/10

Autant le dire tout de suite, le premier film de Gia Coppola ne brille par son originalité. Il est cependant sauvé par son actrice principale Emma Robert qui incarne parfaitement la fragilité et la douceur de l’adolescente April dans laquelle on peut tous se retrouver.

Le scénario est adapté d’une recueil de nouvelles autobiographiques de l’omniprésent James Franco. Palo Alto fait référence à une ville de Californie. Les adolescents aisés mènent une vie somme toute classique, l’histoire n’a rien d’original. April est en effet, entourée de deux garçons Teddy et Fred dont on ne sait pas vraiment lequel des deux entraîne l’autre vers les excès et les problèmes de discipline. Emily, traîne, quant à elle, une solide réputation de fille facile. Leurs parents sont particulièrement absents. Le seul adulte présent auprès des jeunes adolescentes est l’entraineur de football « soccer » M. B interprété par James Franco (qui d’autre?). Ce dernier, lassé de ses rendez-vous décevants, s’intéresse dangereusement aux lycéennes. On se retrouve assez facilement dans plusieurs scènes (notamment le rendez-vous chez la conseillère d’orientation, les lendemains de fêtes…etc). Mais l’ennui est souvent présent durant l’heure quarante du film.

Heureusement qu’Emma Roberts est là 

Le principal intérêt du film réside finalement dans le personnage d’April qui est habilement dessiné. Elle représente très bien les doutes, les fragilités et la douleur que peuvent ressentir les adolescentes. Elle n’est pas caricaturale du tout. Une des scènes les plus justes, est celle où elle s’assoit dans son casier, tentant de prendre le moins de place possible tout en observant le monde autour d’elle. Emma Robert, l’incarne parfaitement elle semble à la fois encore enfantine et en pleine transformation physique et psychologique.

Il s’agit donc d’un film de plus sur l’adolescence qui manque cruellement d’originalité (mais la réalisatrice a-t-elle seulement cherché en faire preuve?). Cependant, je garderai un oeil sur la carrière de Emma Roberts.