L’homme qu’on aimait trop – André Téchiné

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Synopsis (Allociné): 1976. Après l’échec de son mariage, Agnès Le Roux rentre d’Afrique et retrouve sa mère, Renée, propriétaire du casino Le Palais de la Méditerranée à Nice. La jeune femme tombe amoureuse de l’homme de confiance de Renée, Maurice Agnelet, un avocat de dix ans son aîné. Maurice a d’autres liaisons. Agnès l’aime à la folie. Actionnaire du Palais de la Méditerranée, Agnès veut vendre sa part de l’héritage familial pour voler de ses propres ailes. Une partie truquée siphonne les caisses de la salle de jeux. On menace Renée. Derrière ces manœuvres guerrières plane l’ombre de la mafia et de Fratoni le patron du casino concurrent qui veut prendre le contrôle du Palais de la Méditerranée.

Note: 5/10

Critique:  De la disparition d’Agnès Le Roux, André Téchiné fait un film descriptif qui dresse un beau portrait de femme mais souffre de trop de faiblesses.

La première moitié du film est plutôt réussie, elle dresse le décor, notamment les relations tendues entre Agnès et sa mère Renée ainsi que les difficultés rencontrées par le casino de cette dernière. Dès la première scène, consacrée à la rencontre entre Agnès et Maurice Agnelet on voit la place qu’il prend progressivement dans la vie de la jeune femme. Les deux jeunes gens sont d’abord amis, on les prend même parfois pour des frères et soeurs puis deviennent amants. André Téchiné (bien aidé par ses acteurs) dresse alors brillamment le portrait d’une jeune femme fragile qui cherche à se faire une place et qui se lance dans une histoire passionnelle alors qu’elle n’est pas suffisamment forte psychologiquement pour supporter la « liberté » de Maurice.

Cependant, le réalisateur traite trop superficiellement certains aspects importants de l’histoire. On ne voit jamais les frères et soeurs ni les amis d’Agnès. Cela pourrait être une manière de montrer le caractère fusionnel de sa relation avec Maurice et la volonté de ne plus voir que lui mais dans une histoire traitant de la disparition soudaine d’une personne, il est dommage d’effacer complètement tous les membres de son entourage.

D’autres part, la partie « mafia » et guerre des casinos est survolée. Enfin, les scènes de procès avec les acteurs maladroitement vieillis sont ratées et tranchent trop avec le reste du film. Il aurait fallu ne pas du tout les ajouter ou alors traiter davantage l’enquête. Il s’agit donc un beau portrait d’une femme fragile pour lequel Adèle Haenel mérite largement les éloges qu’elle a reçu au moment de la présentation du film à Cannes. André Téchiné gâche cependant l’occasion de réaliser un grand film en négligeant trop d’aspects de cette histoire mystérieuse.

 

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3 réflexions sur “L’homme qu’on aimait trop – André Téchiné

  1. Je pense que je vais le regarder, mais ce que tu soulève fait écho à ma vision de la bande annonce, un effet de survole des choses. Canet dans son rôle doit être interessant à suivre, et il s’écarte de ce qu’il à put faire par ailleurs.

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