Une saison à Longbourn – Jo Baker

Longbourn

Résumé: Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier. À l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls? Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de ressurgir.

Note: 5,5/10

L’auteure nous plonge dès le début du récit dans la dureté du quotidien des servantes en décrivant longuement la lessive qui occupe des journées entières de Sarah et laisse ses mains douloureuses. Son quotidien est particulièrement « étroit » tant à cause des tâches répétitives qu’elle accomplit que par le cercle très fermé de personnes qu’elle côtoie. Tel un personnage de conte de fée elle semble en attente d’un évènement perturbateur qui prendrait de préférence la forme d’un beau jeune homme.

Le quotidien de Sarah est effectivement perturbé par l’arrivée de deux jeunes hommes: James nouveau servant de la famille Bennett et Ptolémée, le valet métisse des Bingley.  Ce sont deux personnages bien construits et qui dévoilent progressivement leur passé et leurs intentions. Cependant, l’évolution du récit est tout de même très prévisible.

Outre ces intrigues inédites, cette réécriture est aussi l’occasion pour l’auteure de s’offrir des redécouvertes ou des approfondissement de certains personnages d’Orgueil et Préjugés (M. Bennet, Miss Mary Bennet ou encore M. Collins). J’ai été forcément frappée par la quasi-absence de Darcy (mais qui est logique). De nombreux thèmes sociaux absents des romans de Jane Austen sont évoqués (homosexualité, filles-mères) par Jo Baker qui a d’ailleurs réalisé un solide travail de documentation sur cette période.

Au final, ce roman est nettement moins drôle et acide que les romans de Jane Austen.  Mais il s’agit de la meilleure auteneries que j’ai pu lire jusqu’à présent (il faut dire que la barre n’était pas trop haute).

J’ai lu ce roman dans le cadre du Challenge XIXe siècle organisé par Fanny du Manoir au livre. N’hésitez à nous y rejoindre!

Challenge XIXe

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8 réflexions sur “Une saison à Longbourn – Jo Baker

    1. Oui la note est basse mais je me dis que si je mets 10/10 à un chef d’oeuvre (par exemple Anna Karénine) je ne peux pas mettre 8/10 à tous les livres qui me plaisent…
      Mais c’est vrai qu’on y appends beaucoup de choses!

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