La gaieté – Justine Levy

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Justine Levy poursuit sa série de romans autobiographiques après Rien de grave et Mauvaise fille à travers son double littéraire prénommée Louise. Ce dernier roman n’a pas de thème clairement assumé ce qui lui donne un aspect superficiel et anecdotique. Au début de l’ouvrage elle montre l’intention de nous décrire comment, à la naissance de ses enfants, elle essaye de les entourer d’un sentiment de gaieté en luttant ainsi contre les accès de tristesse qui la torturent depuis son enfance. Elle balaie d’un revers de main l’idée même de bonheur, elle précise qu’elle devrait songer à demander à ses amis ayant l’air heureux de lui décrire leurs sentiments. Difficile de garder son sérieux devant une remarque aussi superficielle et désinvolte.

Elle décrit donc ses angoisses passées qui étaient parfois dues aux drogues et aux amphétamines qu’elle prenait. En alternance, elle décrit son bonheur trouvé avec Pablo et ses angoisses de jeunes maman. Elle le fait à travers des listes parfois lassantes des objets qu’elle achète pour eux ou des malades dangereuses qu’elle craint. Certaines descriptions de la place des enfants dans notre société sonnent assez juste.

Cependant, le roman se concentre progressivement sur l’enfance de Louise partagée entre les semaines chez son père vivant avec d’horribles belles-mères interchangeables et les weekend chez sa mère « camée » menant une vie très libre. Louise revit ses souvenirs auprès de cette mère à la psychologie instable mais à laquelle elle tient beaucoup et qu’elle tente d’aider. Avec l’aide de son père elle tente de reconstituer certains éléments assez sombres de son enfance auprès de sa mère. C’est aussi l’occasion de comparer les moeurs plus « libres » des années 1970 par rapport à la façon d’élever des enfants de nos jours.

Au final, Justine Levy semble abandonner le thème de la gaieté liée à la maternité pour revenir inlassablement à son sujet fétiche qui est sa relation avec sa mère.

romanetudiants

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3 réflexions sur “La gaieté – Justine Levy

  1. Je partage totalement ce point de vue. Je trouve qu’elle est en panne d’inspiration. J’ai beaucoup aimé son premier livre, « le rendez-vous » qui est peu connu, et « rien de grave ». Depuis, elle se répète. Pourtant j’adore son écriture. Elle a vraiment un style.

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