Loin de la foule déchaînée – Thomas Vinterberg

Loin-de-la-foule-dechaînée

 

Note: 8/10

Synopsis: Dans la campagne anglaise de l’époque victorienne, une jeune héritière, Bathsheba Everdeene doit diriger la ferme léguée par son oncle. Femme belle et libre, elle veut s’assumer seule et sans mari, ce qui n’est pas au goût de tous. Bathsheba ne se mariera qu’une fois amoureuse. Qu’à cela ne tienne, elle se fait courtiser par trois hommes, le berger Gabriel Oake (Matthias Schoenaerts), le riche voisin Mr Boldwood (Charlie Sheen) et le Sergent Troy (Tom Sturridge).

Chronique: J’attendais avec impatience ce mariage entre un réalisateur danois pour le moins radical (Festen, La chasse) et l’univers parfois très sombre de Thomas Hardy (Jude l’obscur, Tess d’Uberville). Le résultat est une fresque qui porte tant sur les choix amoureux  que sur la condition de propriétaire terrien au XIXe siècle, avec peut être un point commun entre ces deux thèmes: la fragilité, la rapidité avec laquelle une situation peut basculer.

Les travaux et les jours

Le premier tiers du film est dans une veine réaliste, il présente la bonne fortune de Bathsheba qui hérite de la ferme de son oncle et fait face aux nombreux défis que cela représente. Le quotidien ainsi que les passages des saisons sont mis en scène avec simplicité. Il y a de très belles images aux tons chatoyants rappelant notamment Orgueil et préjugés de Joe Wright.

LOIN DE LA FOULE DECHAINEE

Puis, le film bascule dans une atmosphère plus passionnelle. Déjà aimée par Gabriel Oak et le richissime M. Boldwood, Bathsheba fait la rencontre d’un soldat qui la trouble. Elle  découvre alors une séduction beaucoup plus sensuelle, le film s’éloigne alors un petit peu des classiques anglais pour rappeler davantage Autant en emporte le vent de Victor Fleming. L’image devient plus coloré: le rouge et le bleu dominent tant dans les costumes que dans la photographie générale du film. Les rebondissements se multiplient, l’héroïne doit faire face à de nouvelles difficultés dont je préfère ne rien vous dévoiler. Certains rebondissements peuvent paraître un peu « datés » ou exagérés mais cela n’a rien d’étonnant lorsque l’on a l’habitude des romans de Thomas Hardy.

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Par  moments l’ambiance devient très sombre et pesante mais l’héroïne fait face. Carey Mulligan parvient a interpréter toutes les facettes de cette jeune femme qui perd une part sa légèreté mais garde sa  fraîcheur et sa force de caractère. Le dénouement est émouvant, en deux heures nous passons par de nombreuses émotions. Je dois reconnaître qu’il m’a fallu quelques heures pour quitter cet univers romanesque.

Le film rappelle donc autant les adaptations britanniques soignées que les grandes fresques hollywoodiennes (Autant en emporte le vent, Le docteur Jivago). Une parenthèse envoûtante.

Visionné dans la cadre du Challenge XIXe siècle organisé par Fanny du Manoir au livres.

Challenge XIXe

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12 réflexions sur “Loin de la foule déchaînée – Thomas Vinterberg

  1. J’ai adoré aussi. Je ne connaissais pas du tout l’histoire mais j’ai été accrochée de bout en bout ! Et comme toi j’ai trouvé qu’il y avait un petit air de Joe Wright dans la cinématographie 😉 Faut absolument que je me lance dans le bouquin maintenant !!

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