La part des flammes – Gaëlle Nohant

GaelleNohant

Résumé: Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse rue Jean-Goujon à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers le comptoir n° 4, tenu par la charismatique duchesse d’Alençon. Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles.  Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité.

Chronique: L’auteure s’appuie sur un fait-divers pour évoquer la bonne société du Paris de la fin du XIXe siècle. Cette démarche rappelle d’emblée les écrivains du XIXe siècle (Victor Hugo, Emile Zola, Léon Tolstoï). Ce livre n’a pas forcément l’envergure des classiques mais il décrit avec beaucoup de nuances les vies de quelques femmes et les conséquences de cet incendie sur leurs vies.

L’évènement tragique qui a causé la mort de plus d’une centaine de personnes, essentiellement des femmes est un catalyseur qui permet d’évoquer de multiples thèmes. L’auteure décrit longuement et manière très réaliste les conséquences physiques (brûlures, pertes de cheveux) et psychologiques de l’incendie pour ces femmes. C’est aussi l’occasion d’évoquer le courage ou la lâcheté des personnes présentes quelque soit leur statut social. Cet évènement permet également la naissance d’amitiés qui n’auraient jamais existé en temps normal.

Une du Petit Journal toute en nuances et subtilité

Une du Petit Journal toute en subtilité

Ce qui m’a le plus frappée dans ce roman, ce sont les nuances omniprésentes dans la description des caractères, des vies de famille…etc. En effet, derrière les modèles sociaux encore rigides, on découvre des parcours de vies, des mariages et des couples parfois assez originaux. Si le roman ressemble fortement à un hommage aux femmes, les pères de familles peuvent aussi de révéler parfois aimants ou tout simplement désarmés comme Louis d’Estingel incapable de comprendre le comportement de sa fille Constance. En filigrane, il se dégage tout de même le constat assez amer qu’il n’existe pas de gentleman à la française.

Il s’agit donc d’un beau roman qui dresse des portraits de femmes fortes tout en évoquant un large éventail de thèmes sociaux. Dans le dernier tiers du roman, un suspense s’installe et donne très envie de le finir. C’est donc une bonne idée de lecture pour l’été!

Challenge XIXe

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4 réflexions sur “La part des flammes – Gaëlle Nohant

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