L’Algérie c’est beau comme l’Amérique

AlgerieBD

J’ai offert cette BD à mère pour son anniversaire et évidemment dès qu’elle l’a fini je me suis empressée de la lire. Elle le fruit d’un récit autobiographique de Olivia Burton petite-fille de rapatriés d’Algérie et du dessinateur Mahi Grand. J’avais choisi cette BD car nous sommes d’origine algérienne et j’apprécie de voir que récemment il y a davantage de BD et romans qui parlent de la guerre Algérie (Dans l’ombre de Charonne) mais aussi de l’Algérie d’aujourd’hui.

La narratrice Olivia est intriguée par le passé algérien de sa famille, elle est partagée entre les récits idéalisés de sa famille (en particulier sa grand-mère) et ses connaissances sur l’histoire du colonialisme. Elle décide donc de partir visiter l’Algérie en 2011 accompagnée par un certain Djaffar, ami de sa mère. Elle découvre Alger et surtout les Aurès, région de Hauts-Plateaux réputés dangereux dont est originaire sa famille.

Ce qui est intéressant avec cette BD c’est qu’Olivia porte un regard moins « tragique » que celui de la première génération de rapatriés d’Algérie sur les relations entre Algérie et France. Elle s’intéresse autant à l’Algérie fantasmée par sa grand-mère qu’à l’Algérie actuelle, elle nous raconte ses belles rencontres et ses déceptions face à certaines maisons que sa grand-mère avait idéalisé. La BD aborde également les difficultés et les divisions du pays après l’indépendance. Tous ces thèmes sont bien sûr survolés mais ça reste une bonne base pour découvrir l’Algérie. Certains détails font mouche comme par exemple l’ancienne génération d’Algériens plus à l’aise avec la langue française qu’avec l’arabe et l’humour est présent notamment à travers le caractère fantasque de Djaffar.

lalgerie

Les dessins sont en noir et blanc assez sobres, seules les photos de voyage sont en couleurs. De son propre aveu le dessinateur ne s’était jamais rendu en Algérie, il s’est appuyer sur les photos du voyage d’Olivia, des archives et ses recherches sur le pays. Il s’est finalement rendu en Algérie en juillet 2015 à l’occasion d’un salon du livre.

Olivia Burton réussit donc à faire de son expérience algérienne une BD agréable à lire et presque légère ce qui est une belle réussite.

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