Le grand jeu – Nicolas Pariser

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Synopsis; Pierre Blum, un écrivain de quarante ans qui a connu son heure de gloire au début des années 2000, rencontre, un soir, sur la terrasse d’un casino, un homme mystérieux, Joseph Paskin. Influent dans le monde politique, charismatique, manipulateur, il passe bientôt à Pierre une commande étrange qui le replongera dans un passé qu’il aurait préféré oublier et mettra sa vie en danger.

Chronique: Voilà un film français rafraîchissant malgré les thèmes assez sombres qu’il aborde. Le réalisateur traite la théorie du complot politique avec intelligence.

Pierre Blum personnage désabusé, a renié ses amis de jeunesse gauchistes et ne parvient pas confirmer son premier et seul succès littéraire. Il est resté ce dandy prometteur et orgueilleux. Cependant, sa situation financière est désastreuse, il squatte une chambre de bonne et accepte donc rapidement d’être l’auteur anonyme d’un appel à l’insurrection, censé à terme, ridiculiser le ministre de l’intérieur. André Dussollier incarne à merveille le commanditaire, un homme politique de l’ombre. Le film s’inspire de l’affaire dite « de Tarnac » qui avait vu des gauchistes accusés de destruction de voies ferroviaires et de…terrorisme.

Une âme romantique

Il ne s’agit pas simplement d’un thriller politique. Le héros est un grand sentimental qui parle de son ex à toutes les phrases et qui fera plus tard la rencontre d’une autre jeune gauchiste interprétée avec Clémence Poesy. Leurs échanges seront aussi poétiques que politiques. Le réalisateur revendique s’être inspirer des romans de Balzac et des écrivains russes de la fin du XIXe, chez lesquels esprit romantique et passion révolutionnaire étaient liés.

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Le scénario est sobre voire simple mais tellement mieux écrit que la plupart des films français. Il joue autant sur une froideur politique que sur la perte des rêves de jeunesse. Qui n’a pas connu un(e) jeune prêt(e) à faire la révolution à 20 ans et fonctionnaire à 30 ans? Sans les juger, le réalisateur traite de ces générations perdues (à partir des années 1980) qui n’ont pas eu droit à leur mai 68.

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2 réflexions sur “Le grand jeu – Nicolas Pariser

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