Entre les deux il n’y a rien – Mathieu Riboulet

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Résumé: À l’orée des années 1970, à Paris, à Rome, à Berlin, les mouvements de contestation nés dans le sillage des manifestations étudiantes de 68 se posent tous peu ou prou en même temps la question du recours à la lutte armée et du passage à la clandestinité. S’ils y répondent par la négative en France, ce n’est pas le cas en Allemagne ni en Italie, mais pour les 3 pays s’ouvre une décennie de violence politique ouverte ou larvée qui laissera sur le carreau des dizaines et des dizaines de morts, sans compter ceux qui, restés vivants mais devenus fantômes, s’en sont allés peupler les années 1980 de leurs regrets, leurs dépressions ou leur cynisme.

Chronique: Mathieu Riboulet livre un essai très personnel dans lequel il dresse un parallèle entre les engagements d’extrême-gauche des années 1970 et son homosexualité. Ces 2 éléments font de lui un rebelle, un membre d’une minorité alors rejetée par une bonne partie de la société. L’idée de dire que tout est politique y compris la vie privée est très intéressante.

Son livre est une charge contre la société capitaliste post-mai 1968, contre l’Italie très catholique et l’Allemagne qui n’a pas (selon lui) réellement tiré la leçon de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit en même temps d’un hommage aux militants tombés sous les balles de la police « comme des chiens » en temps de paix. L’auteur assume sa subjectivité et son admiration pour ces jeunes militants ayant parfois choisi la violence (enlèvements de chefs d’entreprises, sabotage d’usines…etc.). Il est vrai que les années 1970 moins connu que les années 1960 sont une période très particulière faite de mouvements contestataires voire terroristes telles que la bande à Baader.

L’auteur reproche aux Etats la violence de leur répression et le fait qu’ils n’aient pas reconnu le statut de prisonnier politique aux accusés, les avocats de ces derniers finissent d’ailleurs par être emprisonnés à leur tour! Mathieu Riboulet  ressasse la succession de ces évènements tout en les comparant avec son adolescence, la découverte de la sexualité et le sida qui frappe la communauté homosexuelle. Ce roman/essai lasse malheureusement par ses répétitions et son langage cru un peu trop provoc’.

Au final, il s’agit d’un essai que je n’aurais jamais lu s’il n’avait pas fait partie de la sélection du Roman des étudiants, même s’il brasse beaucoup de thèmes intéressants ma lecture a été laborieuse et l’ensemble est trop répétitif.

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