The Revenant – Alejandro G. Inarritu

The revenant

Synopsis: Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. 

Chronique: Autant commencer cette chronique avec le point faible du film, qui est la quasi-immortalité du personnage principal qui se fait pourtant déchiqueter par une ourse tel un petit automate puis qui subit plusieurs autres accidents dans une nature hostile. Même si le film est inspiré d’une histoire vraie, on ne peut qu’être sceptiques voire amusés.

Les idées sur lesquelles le film repose sont assez simples: la nature est hostile mais les êtres humains sont bien pires. Les personnages sont réduits à un degrés de civilisation minimal qui repose essentiellement sur des échanges commerciaux de peaux de bêtes.  Les « blancs » sont opposés à plusieurs clans d’autochtones, chaque groupe et un danger potentiel pour les autres. On pense forcément un peu à Gladiator pour l’aspect « vengeance bercée par des souvenirs familiaux » même si je préfère le film de Ridley Scott. Visuellement on est plus proches de L’Ours de Jean-Jacques Annaud.

La vrai force du film d’Inarritu est sa réalisation grandiose qui sublime totalement cette nature hivernale, hostile mais envoûtante. Le réalisateur s’est associé au directeur de photographie Emmanuel Lubezki qui travaille habituellement pour Terrence Malick et cela se voit!   Cette beauté touche et résonne forcément comme une injonction écologique. Le film est riche de nombreuses trouvailles de mise en scène comme la renaissance de Glass après « la scène du cheval » ou encore les scènes de vengeance finales qui sont de merveilleux hommages aux acteurs Leonardo Dicaprio et Tom Hardy que la caméra touche au plus près après avoir embrassé les immensités du paysage.

L’oscar du meilleur réalisateur est donc largement mérité tant le film est une démonstration de force. Je souhaiterais surtout souligner la performance de Tom Hardy qui joue un personnage plus bavard que celui de Leonardo DiCarprio et qui représente à lui seul l’esprit de cette époque sauvage et matérialiste.

Il s’agit donc d’un très beau film qui à travers ses paysages à couper le souffle et ses personnages brutaux nous parle peut être autant de notre époque que du XIXe siècle.

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4 réflexions sur “The Revenant – Alejandro G. Inarritu

  1. Pas encore vu mais j’espère ne pas trop tarder et l’apprécier ! Ensuite, je lirai le livre, ou je ferai le contraire…

    Entre nous, il est un fait certain qu’il vaut mieux « être sceptique » qu’être « septique »… 😆 Et lorsque je dois l’écrire, je fais super gaffe à pas oublier mon « c » !

  2. Ahahah c’est vrai que ça a l’air assez improbable comme histoire malgré le côté « histoire vraie ». Sinon dans l’ensemble une bonne surprise, une jolie expérience cinématographique, plutôt bien interprétée 🙂

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