Mr Vertigo – Paul Auster

Mr-Vertigo

Résumé: « Tu ne vaux pas mieux qu’un animal. Si tu restes où tu es, tu seras mort avant la fin de l’hiver. Si tu viens avec moi, je t’apprendrai à voler. »  L’Amérique du Ku Klux Klan et du jazz, des gangsters et du cinéma. Revisitée par un écrivain qui, sans cesser d’être lui-même, reprend ici la tradition de Mark Twain et de Steinbeck pour nous raconter une histoire captivante – juste assez étrange pour que nous ne puissions l’oublier…

Chronique: Lorsque j’étais ado, j’ai découvert ce roman culte, je gardais le souvenir de certaines scènes marquantes comme la scène d’ouverture ou la description d’un bar luxueux. Je me souvenais d’un fond de violence et de misère mais sans tous les détails. La raison est sans doute le fait que ce conte initiatique est truffé de rebondissements et de personnages qui ressurgissent sans qu’on les attende. L’ascension n’est absolument pas linéaire et le jeune  Walt connaît beaucoup de revers de fortune tout en apprenant de ses mésaventures.

Un conte philosophique

La première partie du roman est dominée par la personnalité du Maître Yehudi qui assure son éducation physique et morale dont l’art de voler n’est qu’une partie. Walt apprend à vivre en autarcie dans un grand dénuement mais auprès de personnages emblématiques: Esope le noir qui rêve de poursuivre des études, une maman sioux sans oublier que le maître est juif. Marion remplit le rôle de la femme fatale.

La violence mais aussi les succès vont jalonner sa vie, il va être mêlé indirectement à  l’histoire de l’Amérique, un pays encore en cours de construction où tout est possible (crise économique, mafia, passion du base-ball). Le héros connaitra aussi de longues périodes durant lesquelles rien n’est un signaler.

Le rythme est donc assez étrange, le livre est court mais il couvre la longue vie de Walt avec le longues ellipses temporelles. L’aspect très imagé des description donne un aspect très cinématographique à ce conte. Je pense que le cinéma a été une source d’inspiration pour Paul Auster qui cite d’ailleurs la facilité avec laquelle un réalisateur peut montrer les jours qui défilent dans un film. Enfin, le style d’écriture est celui de Walt vieillissant qui jette un regard plein de recul mais avec un langage des rues parfois fleuri sur son destin exceptionnel.

Il s’agit donc d’un classique de la littérature américaine à (re)lire, je m’étonne que les différents projets d’adaptation au cinéma n’aient jamais abouti.

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4 réflexions sur “Mr Vertigo – Paul Auster

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