La cuisinière – Mary Beth Keane

La-Cuisinière

Synopsis: Immigrée irlandaise courageuse et obstinée arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle, Mary Mallon travaille comme cuisinière. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent. Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie.  Des médecins finissent par s’intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu’on l’observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer.  Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse décident de l’envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan.

Chronique: Il s’agit d’un roman dont le personnage principal est atypique et l’auteure s’y adapte en réglant son histoire sur un rythme très particulier.

Après un court prologue, l’histoire se concentre sur « l’arrestation » et le séjour en quarantaine de Mary une femme au caractère très affirmé. À ce stade impossible de savoir si le roman sera entièrement consacré à son « emprisonnement » ou s’il réserve des rebondissements. Le suspense fonctionne très bien et certains thèmes comme la presse à scandale qui se déchaîne contre cette femme forcément coupable sont intelligemment traités. La narratrice prête tout de même des réflexions un petit peu avant gardistes à Mary qui n’a pourtant qu’une éducation rudimentaire.

La médecine rapidement oubliée

Les retours en arrière puis les rebondissements proposés  par l’auteure surprennent et font diminuer l’intensité du roman. En effet, Mary bien qu’étant une femme de caractère se laisse perturber par une relation toxique qu’elle entretient depuis près de 20 ans avec son alcoolique de compagnon. Le roman y perd de son originalité: Certains rebondissements tardifs sont vite expédiés et une distance émotionnelle se crée avec Mary.

Il s’agit donc d’un roman au thème original qui dresse le portrait d’une rebelle. Il possède  de nombreuses caractéristiques des romans historiques anglo-saxons (documentation solide, vie privée du personnage un peu sur-représentée, volonté de rendre justice à une femme).mais souffre de développements un peu déconcertants sur un couple qui se délite.

Lecture commune dans le cadre du Challenge XIXe siècle avec:

Fanny,  Elodie, Fanny Pomme, Julie et Jess

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7 réflexions sur “La cuisinière – Mary Beth Keane

  1. J’avais pensé un peu la même chose : des aspects intéressants, mais sa relation avec son compagnon était trop présente alors qu’elle ne servait pas à grand-chose dans le récit. Et ça ne contribuait pas à rendre le personnage sympathique, alors qu’on a déjà du mal à compatir pour elle vu son comportement.

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