Genius – Michael Grandage

Genius-affiche

Synopsis: Écrivain à la personnalité hors du commun, Thomas Wolfe est révélé par le grand éditeur Maxwell Perkins, qui a découvert F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Wolfe ne tarde pas à connaître la célébrité, séduisant les critiques grâce à son talent littéraire fulgurant. Malgré leurs différences, l’auteur et son éditeur nouent une amitié profonde, complexe et tendre, qui marquera leur vie à jamais.

Chronique: Il s’agit d’un biopic de Thomas Wolfe écrivain américain des années 1930 qui n’est même plus édité en France (rien à voir avec Tom Wolfe auteur du Bucher des vanités). Ses romans fortement autobiographiques (L’ange déchu et Le temps et le fleuve) évoquaient avant tout la quête d’identité tant au niveau individuel qu’en tant qu’américain.

La mise en scène est très classique voire théâtrale, les décors font clairement « plateaux de cinéma » hormis lors des escapades dans la maison de de l’éditeur. Ce choix très académique laisse entièrement la place aux acteurs et aux dialogues.

Un beau duo d’acteurs 

L’écrivain Thomas Wolfe permet à Jude Law d’incarner un personnage qui le sort de ses rôles habituels: nerveux, stressé, volubile et un peu provocateur, Thomas aime occuper l’espace, taper des pieds, jeter des feuilles partout où il va…etc. Il écrit avec une abondance de mots extraordinaire, ses phrases sont semblables à des torrents de paroles. Il est presque écrasé par son « génie ». Face à lui son mentor Colin Firth (toujours aussi gentleman) fait figure de père et de « bon génie ». Le « Genius » est donc bien double, sans l’aide de son éditeur l’écrivain aurait du mal à faire ressortir l’essentiel de ses longs romans. Leurs discussions sont tellement profondes que les dialogues semblent presque trop bien écrits pour être vrais mais ils sont très émouvants en particulier dans la seconde partie du récit.

Le couple Zelda-Francis Scott Fitzgerald ainsi qu’Ernest Hemingway offrent d’autres « modèles » et d’autres modes de vie pour ne pas offrir un seul cliché de l’écrivain ultra-prolifique. Leur apparitions sont des respirations dans le duo inséparable Wolfe-Perkins. Ce film aime les comparaisons puisqu’il propose également un parallèle assez peu subtil d’ailleurs, entre le foyer uni de M. Perkins face à la liaison douloureuse de Thomas Wolfe et une femme mariée plus âgée que lui (Nicole Kidman).

S’il n’était pas sorti aussi tôt dans l’année je l’aurais catalogué dans les films à oscars, c’est en tout cas un film académique mais très émouvant sur une très belle amitié.

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2 réflexions sur “Genius – Michael Grandage

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