The young lady – William Oldroyd

The-Young-Lady

Ce film est inspiré du roman russe Lady Macbeth du district de Mtsensk de Nikolaï Leskov lui-même ayant un titre en référence à la machiavélique héroïne shakespearienne.

Il s’agit d’un film épuré, sec qui rappelle le cinéma « nordique » notamment celui d’Ingmar Bergman. Ce parti pris est en partie dû à un budget réduit au strict minimum. Cette mise en scène est au service d’une description crue de la condition féminine dans l’Angleterre victorienne.

Young-Lady

Lutte des classes

Dès le début, le film est marqué par le seau des inégalités économiques et sociales: le mariage est en fait le fruit d’une transaction autour d’un lopin de terre. L’épouse est méprisée et considérée comme rebutante. Même ses rythmes naturels les plus fondamentaux (sommeil, repas) sont régentés par son époux et son beau-père. L’extreme différence d’âge entre les époux constitue également une illustration de cette opposition qui va se transformer en lutte. Cette « lutte des classes » s’exprime aussi à travers le racisme de cette époque alors que presque tout le personnel de maison est noir.

Les tensions entre ces 3 « groupes » hommes/lady/domestiques seront croissantes et réservent quelques scènes glaçantes. Il est cependant un peu frustrant de n’avoir quasiment aucun accès à la psychologie de cette mystérieuse Lady. Impossible de déceler une évolution ou au contraire une forme de grain de folie présente dès le début. On assiste donc à une forme de fuite en avant dans laquelle seul le talent de la jeune actrice permet de croire encore à cette histoire.

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