Les jours infinis – Claire Fuller

Les-Jours infinis-Claire-Fuller

Résumé de l’éditeur: «  Il n’a pas l’air d’un menteur  », pense Peggy Hillcoat en regardant la photo de son père. Elle a été prise l’été de ses huit ans. Il avait transformé la cave en abri antiatomique et discutait de fin du monde avec ses amis survivalistes. Sa mère retenue au loin, ils s’étaient amusés à camper dans le jardin, avant qu’il ne l’emmène en voyage dans une forêt lointaine. Les vacances s’étaient muées en perpétuité quand il lui avait annoncé que le reste du monde avait disparu.
En 1985, Peggy est de retour à la maison, après neuf ans d’absence. Comment a-t-elle survécu mais surtout comment est-elle revenue ?

Chronique: J’ai lu ce roman pendant le confinement, il a particulièrement raisonné avec l’actualité puisqu’il met en scène un père collapsologue qui emmène sa fille en « confinement » loin de la civilisation.  Mais c’est avant tout un roman psychologique.

Une adolescence hors du monde

L’histoire est racontée du point de vue de Peggy et enchaine les allers-retours entre le présent et le passé. Dans le passé, Claire Fuller excelle à instaurer un malaise palpable au sein de cette famille qui semble mal assortie. La mère, plus âgée que le père voyage sans cesse pour ses concerts et ne semble pas très proche de sa fille. Le père est sous la coupe d’un survivaliste prétentieux dont il cherche sans cesse l’approbation. Le père et la fille vont ensuite s’embarquer dans un isolement total qui dépasse l’entendement. L’adolescence avec ses premières fois et sa rébellion envers les parents prend ici une toute autre dimension. Le roman développe également l’aspect répétitif et la dureté de cette vie en pleine nature.

J’aurais aimé que davantage de pages soient consacrées à la partie contemporaine qui suit le retour à la civilisation de Peggy. La fin m’a laissée sonnée par ses révélations et aurait mérité quelques pages d’analyse.