Stefan Zweig, adieu l’Europe – Maria Schrader

Stefan-Zweig

Synopsis (Allociné): En 1936, Stefan Zweig décide de quitter définitivement l’Europe. Le film raconte son exil, de Rio de Janeiro à Buenos Aires, de New York à Petrópolis.

Chronique: Maria Schrader construit son film comme un carnet de voyage au goût amer. On découvre petit à petit les étapes de son périple qui rythme le film comme les actes d’une tragédie implacable.

Stefan Zweig est un personnage très nuancé qui semble délicat et prudent. Certains le disent lâches car il refuse de dénoncer noir sur blanc le régime nazi. On décèle en permanence un décalage entre les mondanités auxquelles il est convié et sa personnalité mélancolique. Malgré les sollicitations et les invitations aux conférences l’écrivain est assez impassible. On ressent également un malaise dans sa relation avec Lotte sa secrétaire beaucoup plus jeune que lui et souffrante.

Stefan Zweig et son épouse Lotte Altmann
Stefan Zweig et son épouse Lotte Altmann

Heimweh 

Lorsque commence le film, Stefan Zweig a déjà subi deux départs d’abord de l’Autriche vers l’Angleterre en 1936 où il est naturalisé britannique. Puis lorsque les bombardements pleuvent sur Londres il s’envole vers le Brésil. Même s’il y poursuit son oeuvre avec notamment Le joueur d’échec il se sent amputé d’une partie de son identité. Il souffre du mal du pays pour lequel il existe un mot spécial en allemand: Heimweh. Rien ne remplace pour lui son pays mais aussi l’idée qu’il se fait de l’Europe pacifiste et humaniste. Le titre du film est double non seulement il doit renoncer à l’Europe comme lieu de vie mais aussi comme idéal politique. Même une perspective de la victoire des alliés ne suffit pas à l’apaiser. C’est intéressant de voir cet écrivain plutôt ouvert au monde souffrir autant du déracinement. Une scène assez poignante transcrit bien ce manque: devant des paysages tropicaux et paradisiaques Stefan voit plutôt un paysage ressemblant en tout point aux montagnes autrichiennes…

Malgré la grande retenue du personnage (brillamment interprété par Josef Hader) on comprends parfaitement la douleur qui étreint ce grand écrivain.

Le bouc-émissaire – Daphné du Maurier

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Après le cultissime Rebecca, je me suis laissée tentée par Le bouc-émissaire et je suis même allée jusqu’à le lire en v.o. Le point de départ est assez simple mais avec une dimension un peu mythologique: dans les années 1950, John un anglais professeur d’histoire dépressif croise par hasard au Mans Jean du Gué un aristocrate désinvolte qui a soif d’indépendance. Il se trouve qu’ils sont de parfaits sosies. Ils passent ensemble une soirée arrosée durant laquelle Jean se montre assez imprévisible. Au réveil, John se retrouve avec les vêtements de Jean et le chauffeur de ce dernier qui l’attend. Il se laisse emmener au domaine familial.

Lui si solitaire se retrouve dès son arrivée entouré d’une nuée de femmes qui attendent beaucoup de lui. Il se montre prudent, devine assez facilement certains éléments en laissant les autres personnages déviser sur leurs malheurs. Il est pris d’un intérêt assez fort pour cette famille et pour sa verrerie entreprise locale en plein déclin.

À l’image de John, le lecteur s’attache également très vite à cette famille pourtant complexe et se prend à penser que John grâce à son bon coeur et sa sincérité peut régler des problèmes qui durent depuis des années voire de décennies. Sa relation avec Marie-Noëlle la fille de Jean âgée de 10 ans est absolument passionnante, c’est durant ces moments que John est le plus touchant.  John est amené à se poser des questions sur le déterminisme, la possibilité de changer de vie, de pardonner…etc.

La manoir baigne dans une ambiance assez morbide (fenêtre closes, matriache dépressive, et plusieurs personnes en quête de sainteté). Daphné du Maurier qui a visité la Sarthe dresse un portrait très juste de cette campagne sarthoise encore marquée par les divisions résistants/collaborateurs. D’autres idées sur le potentiel touristique de l’entreprise artisanale semblent assez prophétiques.

J’ai apprécié le fait que la fin ne soit pas un simple « twist » pour le plaisir de manipuler le lecteur, il s’agit d’une vraie conclusion qui s’appuie sur le comportement des personnages même si je ne l’approuve pas et qu’elle m’a déçue.

J’ai vu le début de l’adaptation TV de 2012 avec Matthew Rhys mais je n’ai pas trop accroché à l’ambiance qui m’a semblé trop « contemporaine » et qui ne se passe pas en France d’ailleurs. Je verrais bien une adaptation qui respecterait l’ambiance de la campagne française des années 1950 avec par exemple Jean Dujardin qui peut retranscrire selon moi le côté dandy désinvolte de Jean et la mélancolie de John.

Genius – Michael Grandage

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Synopsis: Écrivain à la personnalité hors du commun, Thomas Wolfe est révélé par le grand éditeur Maxwell Perkins, qui a découvert F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Wolfe ne tarde pas à connaître la célébrité, séduisant les critiques grâce à son talent littéraire fulgurant. Malgré leurs différences, l’auteur et son éditeur nouent une amitié profonde, complexe et tendre, qui marquera leur vie à jamais.

Chronique: Il s’agit d’un biopic de Thomas Wolfe écrivain américain des années 1930 qui n’est même plus édité en France (rien à voir avec Tom Wolfe auteur du Bucher des vanités). Ses romans fortement autobiographiques (L’ange déchu et Le temps et le fleuve) évoquaient avant tout la quête d’identité tant au niveau individuel qu’en tant qu’américain.

La mise en scène est très classique voire théâtrale, les décors font clairement « plateaux de cinéma » hormis lors des escapades dans la maison de de l’éditeur. Ce choix très académique laisse entièrement la place aux acteurs et aux dialogues.

Un beau duo d’acteurs 

L’écrivain Thomas Wolfe permet à Jude Law d’incarner un personnage qui le sort de ses rôles habituels: nerveux, stressé, volubile et un peu provocateur, Thomas aime occuper l’espace, taper des pieds, jeter des feuilles partout où il va…etc. Il écrit avec une abondance de mots extraordinaire, ses phrases sont semblables à des torrents de paroles. Il est presque écrasé par son « génie ». Face à lui son mentor Colin Firth (toujours aussi gentleman) fait figure de père et de « bon génie ». Le « Genius » est donc bien double, sans l’aide de son éditeur l’écrivain aurait du mal à faire ressortir l’essentiel de ses longs romans. Leurs discussions sont tellement profondes que les dialogues semblent presque trop bien écrits pour être vrais mais ils sont très émouvants en particulier dans la seconde partie du récit.

Le couple Zelda-Francis Scott Fitzgerald ainsi qu’Ernest Hemingway offrent d’autres « modèles » et d’autres modes de vie pour ne pas offrir un seul cliché de l’écrivain ultra-prolifique. Leur apparitions sont des respirations dans le duo inséparable Wolfe-Perkins. Ce film aime les comparaisons puisqu’il propose également un parallèle assez peu subtil d’ailleurs, entre le foyer uni de M. Perkins face à la liaison douloureuse de Thomas Wolfe et une femme mariée plus âgée que lui (Nicole Kidman).

S’il n’était pas sorti aussi tôt dans l’année je l’aurais catalogué dans les films à oscars, c’est en tout cas un film académique mais très émouvant sur une très belle amitié.

Prête à tout – Joyce Maynard

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Résumé: Jeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, installée dans une jolie maison, Suzanne Stone ressemble à ces filles trop parfaites des magazines. Mais elle veut davantage, elle veut la célébrité. Isolée dans une petite ville de province, Suzanne décide que la télévision sera son royaume et, à force de persuasion, obtient un petit poste dans la station locale.

Chronique: Après avoir aimé Les filles de l’ouragan et plus encore L’homme de la montagne je me suis attaquée à Prête à tout un roman publié en 1992 et adapté au cinéma en 1995 par Gus Van Sant avec Nicole Kidman dans le rôle principal.

Joyce Maynard s’inspire librement de l’affaire Pamela Smart mais elle accorde une place très particulière à la soif de célébrité et à la place de la télévision dans les foyers américains. L’écriture est très percutante, elle alterne les témoignages: au début cela ressemble à des dépositions devant la police mais progressivement les témoins semblent avant tout s’adresser à une caméra pour les besoins d’un documentaire.

Il n’y a pas de suspense sur le crime, le mystère réside plutôt dans la personnalité de Suzanne jeune mariée de 25 ans qui a eu tout ce qu’elle voulait jusqu’à présent. Sa quête obsessionnelle pour devenir présentatrice TV marque la limite de son talent. Malgré ses efforts (études à l’université, analyse de tous les présentateurs vedettes et leurs secrets, fortune dépensée en coaching et vêtements) elle doit se contenter de quelques bulletins météo sur une chaîne locale. Ses réflexions parfois très étranges et certaines remarques des témoins qui sonnent « très vrai » montrent à quel point elle est borderline et maîtrise moins les choses qu’elle ne l’imagine. Sa quête de la perfection est vaine et assez pathétique.

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Nicole Kidman dans le rôle de Suzanne

Une certaine idée de l’Amérique 

Le déroulé de l’histoire est également l’occasion de dresser un portrait de l’Amérique à travers différentes communautés: la famille très BCBG de Suzanne, la famille italienne de son mari et les familles des adolescents: défavorisées jusqu’à la caricature. Malgré les différences sociales, certains évènements ont forgé la mémoire collective des témoins comme l’assassinat de Kennedy ou les premiers pas sur la lune. La place des médias et le comportement désespéré des adolescents rappellent des films comme Requiem for a dream ou The Bing Ring. Mais ici la mise abîme est encore plus flagrante avec le procès filmé puis le roman suivi du film en quelques années ce qui flatte peut être la vraie Pamela Smart dont l’histoire a devancé toutes les attentes d’Hollywood.

Il s’agit donc d’un roman dont le style direct et assez simple sert une histoire déjà chargée en thèmes comme l’ambition, le sexe et la manipulation. Une réussite!

Colonia – Florian Gallenberger

Colonia

Synopsis (Allociné): Chili, 1973. Le Général Pinochet s’empare du pouvoir par la force. Les opposants au coup d’Etat descendent dans la rue. Parmi les manifestants, un jeune couple, Daniel photographe et son ami Lena. Daniel est arrêté par la nouvelle police politique. Il est conduit dans un camp secret, caché dans un lieu reculé au sein d’une secte dirigée par un ancien nazi. Une prison dont personne n’est jamais sorti. Pour retrouver son amant, Lena va pourtant rentrer dans la Colonia Dignidad.

Chronique: Au début du film, le Chili baigne dans l’influence européenne et une politique socialiste porteuse de promesses de progrès. Cheveux longs pour les garçons, pantalons moulants pour tous et grands discours exaltés rythment le quotidien de la jeunesse. Le réalisateur mise beaucoup  sur le glamour du jeune couple, elle (Emma Watson) hôtesse de l’air dans des robes années 1960, lui (Daniel Brühl) jeune dessinateur et photographe idéaliste. Cette parenthèse enchantée peut hérisser ceux qui auraient peur que le film privilégie l’histoire d’amour au détriment de la grande Histoire, qu’ils se rassurent le film bascule bien assez vite dans la violence.

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Une Histoire qui se répète 

C’est l’occasion de voir la ressemblance des pratiques dans les régimes dictatoriaux (arrestations, rassemblements d’opposants dans un stade, tortures, purges…etc.). La « Colonia Dignidad » rappelle clairement les camps de concentration. Son organisation obéit à des principes assez basiques: séparation hommes et femmes, séparation des enfants de leurs parents. Le chef manie la violence et la fascination pour maintenir l’ordre. La misogynie est au coeur du système avec notamment les « Conseils des hommes » pour punir les femmes désobéissantes ce qui contraste avec le caractère émancipé et déterminé de Lena.

Le camp a un aspect grotesque à travers le travail harassant et répétitif que les pensionnaires réalisent au quotidien (montagne de pommes de terres à éplucher) ou encore les tenues traditionnelles vaguement héritées de la tradition bavaroise.

L’aspect « prévisible » de l’organisation du camp donne un petit avantage à nos héros même si la violence et le danger sont omniprésents. Cela créée également un certain plaisir pour le spectateur comme lorsque l’on regarde un bon thriller/film d’horreur qui respecte les règles du genre. Du côté de Lena et Dani la place est aux grands sentiments, grâce à leur amour et leur idéalisme on se sent moins bête et même un peu grandi à la fin du film.

Si l’histoire de l’Amérique du Sud au 20e siècle vous intéresse vous pouvez poursuivre avec notamment:

  • Le médecin de famille un film sur un « médecin » nazi qui aurait semble-il séjourné à la Colonia Dignidad
  • No un film qui traite de la chute de la dictature de Pinochet
  • Plus indirectement El Clan est un thriller qui montre la corruption de l’Argentine dans les 1980’s

Et il y’en a a encore beaucoup d’autres, n’hésitez pas à me conseiller si vous en connaissez!

Chroniques ciné – Début de l’été

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Mama – Julian Medem

Un film qui traite du cancer du sein de façon très originale mais pas toujours subtile. Magda (lumineuse Pénélope Cruz) récemment séparée vit sa maladie en étant dans une vraie bulle, elle développe une relation amicale avec son médecin qui l’accompagne même en vacances (!). Elle vit dans une forme de déni en n’annonçant que tardivement et maladroitement sa maladie à ses proches. Le réalisateur ne s’encombre pas de vraisemblance, le jour où elle apprend sa maladie, Magda fait également la connaissance d’un homme (incarné par Luis Tosar) dont la vie est en plein bouleversement. Ils vont former un duo original davantage fondé sur l’entraide que sur l’amour.

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Love and Friendship – Whit Stillman

Il s’agit d’une adaptation de Lady Susan: un court roman épistolaire de Jane Austen. Cet ouvrage de jeunesse ne m’avait pas laissé un grand souvenir si ce n’est que Susan est une mère indigne et un personnage particulièrement roué. Dans le film, elle est interprétée par Kate Bekinsale, laissée quasiment sans domicile et sans ressources à la mort de son mari, elle tente de survivre en manipulant son entourage et en tentant de trouver un mari riche et sot pour sa fille. Les hommes ne brillent pas par leur intelligence et le fait qu’ils soient incarnés par des acteurs peu connus renforce ce sentiment d’insignifiance. L’ensemble ressemble à un vaudeville avec quelque très bonnes répliques. Cependant, cela reste une « petite » production qui n’égale pas la mise en scène des Liaisons dangereuses de Stephen Frears ou des autres adaptations de Jane Austen.

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Florence Foster Jenkins – Stephen Frears

Il s’agit d’un biopic d’une « fausse » cantatrice qui avait déjà inspiré Xavier Giannoli pour son film Marguerite. C’est donc le destin incroyable de Florence une mécène qui a fondé un club de musique et qui se produit devant des parterres de connaissances avec l’aide et la bienveillance de son (plus jeune) mari un aristocrate anglais désargenté (Hugh Grant). Ils vont former un trio improbable avec un jeune pianiste et s’attaquer au rêve de Florence: se produire sur la scène mythique du Carnegie Hall. Je m’attendais à beaucoup rire, certes certaines situations sont comiques (costumes extravagants, naïveté de Florence) mais dans l’ensemble c’est plutôt la passion pour la musique et la tendresse qui l’emportent. Le New York de 1944 est également très bien reconstitué et nous en met plein la vue. Bref le film rempli son contrat de biopic doux-amer porté par de bons acteurs.

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Conjuring 2 : Le cas Enfield – James Wan

J’avais adoré le premier opus qui était pour moi un modèle du genre. J’ai en revanche été un petit peu déçue par ce second cas. On retrouve le couple Warren toujours aussi soudé et porté par des valeurs chrétiennes mais ils sont beaucoup plus en retrait, ils ne souhaitent pas pleinement s’impliquer dans cette nouvelle enquête. L’histoire de cette famille londonienne est un cas assez célèbre, il a été fortement médiatisé à l’époque. Le côté urbain et la forte présence des médias dans l’intrigue détourne un peu de la peur « pure ». James Wan conservent tout de même la sobriété et le goût de la reconstitution des années 1960 que l’on avait déjà vu dans le premier film.

Truman

Truman – Cesc Gay

Un autre film espagnol qui parle de cancer. Cette fois-ci le réalisateur s’attache à dresser un portrait très contemporain et sans concessions ni pathos d’un acteur sur le déclin qui ne souhaite plus poursuivre son traitement. L’un de ses seuls amis, peut être aussi l’un des rares à pouvoir lui tenir tête vient lui rendre une dernière visite. S’en suivent quelques jours de bilan sous forme de déambulations ponctué par des mises au point et des réconciliations. Mais l’ensemble reste tellement sage et la mise en scène si neutre que je n’ai pas vraiment été touchée… Je suis un petit peu surprise que le film ait obtenu 5 Goyas…

Monsieur Malaussène – Daniel Pennac

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C’est une nouvelle plongée dans l’univers des Malaussène pour moi après les 3 premiers tomes (j’en ai chroniqué 2: Au bonheur des ogres et La petite marchande de prose).

Dans ce nouvel opus, Daniel Pennac assume totalement l’aspect « saga » et introduit l’idée d’une « suite » dans son écriture, il s’amuse de l’impatience des lecteurs et joue avec les possibilités d’évolution de l’histoire et sur ce qu’un écrivain a le droit de faire ou non. On sait à quel point Daniel Pnnac a écrit sur les « droits des lecteurs » et l’amour de la lecture et ce tome en est une belle illustration.

L’auteur revient régulièrement sur des personnages ou des évènements passés. Jérémy matérialise ces retours en arrière à travers la pièce de théâtre qu’il met en scène au Zèbre: cinéma désaffecté mais squatté par la tribu Malaussène ainsi que du livre que la reine Zabo le pousse à écrire sur les malheurs de Benjamin. Hélas, à force de raviver les souvenirs, Benjamin va être rattrapé par son statut de bouc-émissaire.

Des héritages contrariés

L’intrigue de cet opus se révèle une fois de plus assez abracadabrantesque et difficile à résumer. Ce qui compte ce sont plutôt les grands thèmes que l’auteur aborde parmi lesquels on trouve celui de la filiation et de l’héritage familial.  De la grossesse de Tante Julia à l’héritage d’un film unique, de Clément Clément en rupture avec sa famille à Gervaise bonne soeur et fille de Van Thian les transmissions sont parfois lourdes à porter.   Elles sont souvent synonymes de douleur et de trahison.  La solidarité du clan Malaussène et de leurs amis de Belleville comme les Ben Tayeb sert de contraste toujours aussi attendrissant face aux multiples criminels cupides auxquels Benjamin devra faire face.

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